Saint-Hernin

Le patrimoine religieux

L’enclos paroissial de Saint-Hernin

L’enclos paroissial de Saint-Hernin, attire tout au long de l’année de nombreux touristes amateurs d’art religieux. Il contient l’église, l’ossuaire et le calvaire.

L'église

La construction de l’église date de 1682. L'édifice est en forme de tau et comprend, précédée d'un clocher à une galerie, une nef de cinq travées avec bas-côtés, et un chœur à chevet plat avec deux ailes formant transept. En 1845 le clocher menace de s’écrouler, il est reconstruit en 1858 sur décision du conseil municipal. La façade ouest porte la date de 1855. Le porche sud date de 1632 et porte l'inscription "S. Hernin. Pr P. No(u)s. E. Lozech Recteur 1632". Les confessionnaux, œuvre d'Allain et Le Goff, datent de 1791. La chaire à prêcher date du XVIIIème siècle. Mais en 1890, la foudre provoquera de nombreux dégâts sur l’édifice (chute de la pierre terminale de la croix et du paratonnerre brisant des motifs décoratifs de la tour). Des réparations seront à nouveau effectuées.

L'église abrite les statues de saint Hernin, Notre-Dame de Bon-Secours, saint Corentin, saint Michel, saint Guénolé (en bois polychrome, datée du XVIIème siècle, H. 1,35 m : l'abbé est en chape, tenant une crosse dans la main gauche et la main droite bénissante), sainte Catherine, saint Jean-Baptiste, une Pietà avec angelots et une statue de saint Pierre avec l'inscription "F. Ment Fist Faire".

       

 

 

 

 

Le calvaire de l'enclos

Le calvaire de l’enclos a été construit entre 1555 et 1575, par le même atelier que celui de Brasparts, semble-t-il. Fait en granit à gros grain et kersantite, il comprend un emmarchement à 2 marches, un soubassement appareillé avec table d’autel saillante sur la face ouest, un socle et 3 fûts rapprochés. Sur le socle, au pied du fût central, la vierge en kersantite est assise, assistée, à gauche, de saint Jean (assis) et à droite de Marie Madeleine (debout). Sur ce fût, saint Michel (en granit) terrasse le dragon en demi-relief. Puis, 3 marmousets, formant les culots du croisillon, portent, à gauche, la vierge, mains jointes, et à droite saint Jean en ronde bosse. Sur la croix, le Christ (en granit) est en haut relief. Sur les fûts latéraux, les larrons (en kersantite) ont le corps rejeté en arrière par-dessus la traverse de la croix.

Il semble, de par sa position, que ce calvaire était destiné à célébrer des offices religieux en plein air.

L'ossuaire

L’ossuaire quant à lui a été édifié vers 1697 à l’ouest de l’église. Il a été remonté au sud et restauré en 1965. Il s'agit de la chapelle Sainte-Anne ayant servi de bibliothèque. L'édifice est de plan rectangulaire avec une porte au centre de la façade et deux fenêtres en plein cintre de chaque côté. Il porte l'inscription "N. et D. Mire. Y. Rouxel. Recteur. Chistole. Le Stairic Fabricque 1647". Sur la sculpture polychrome, saint Anne enseigne à lire à la Vierge, enfant, debout et couronnée.

La Fontaine et le Lavoir

     

Ils sont situés hors de l’enclos. La fontaine est un petit édifice moderne avec un bassin près du grand lavoir.

Le calvaire de Kerbreudeur

Le calvaire de Kerbreudeur, construit en granit à gros grains au XVe siècle, est un des calvaires les plus anciens de Bretagne. C'est un calvaire à niche qui représente plusieurs scènes de la vie du Christ. Les sculptures extérieures évoquent la lutte contre le dragon entreprise par saint Georges et sainte Catherine. Les sculptures intérieures reproduisent le paradis terrestre et le baptême. Le panneau central au fond évoque la résurrection.

Construit vers 1450-1475 en granit de Scaër à gros grains, il comprend un soubassement en moyen et petit appareil, de plan rectangulaire, formant un massif à deux niveaux, le second en retrait, et trois croix écotées sur des socles cubiques. Un groupe (sur premier niveau du soubassement, face Nord Ouest) représente Dieu le Père assis sur le trône entouré d’anges. Sur la croix centrale, un Christ moderne et sur les Croix latérales, les larrons en demi-relief, en kersantite. Sur l'avant-corps, est représentée la montée au calvaire : le Christ assisté par Simon de Cyrène est suivi des deux larrons encordés et précédé de Saint-Jean soutenant la Vierge; sur la tranche gauche de la même dalle et poursuivant au revers, une scène de la flagellation du Christ. Sur la Paroi de gauche de la niche, la face externe de la dalle montre l'adoration des Mages et des bergers; la vierge couchée sur un lit de repos retient Jésus enfant, debout à ses côtés, qui touche le rebord d’un calice offert par un des Mages à genoux. La face interne montre le Baptême du Christ, immergé entre un ange porteur du vêtement de saint Jean Baptiste versant sur la tête le contenu d’un pichet. La Paroi du fonds de la niche offre à voir la Résurrection du Christ assisté de deux anges. Enfin, la paroi de droite de la niche présente sur sa face interne l'expulsion du jardin d’Eden par un ange, avec le Serpent à tête humaine dans un arbre, Adam tient une roue et Ève une quenouille.

En 2012, le calvaire a été restauré. En effet, sous le poids des trois croix, le centre de l’édifice maçonné en terre s’était affaissé et de nombreuses pierres ont été déstabilisées par l’infiltration des eaux de pluie. Les travaux ont permis de renforcer l’édifice, notamment par injection de chaux liquide. Le montant des travaux s’élève à 17 000 euros hors taxes subventionné à 50 % par l’Etat, 15 % par le conseil régional et 25 % par le conseil général.

La chapelle Saint-Sauveur

La chapelle Saint-Sauveur est érigée vers 1644 et  restaurée en 1817, Du Perrien, seigneur de Les Carmes s'y établissent en 1684. Il s'agit d'un édifice en forme de croix. La chapelle abrite les statues de Notre-Dame, saint Jean (en évêque), sainte Anne et la Vierge, saint Gaudeat, Notre-Seigneur portant sa croix et un Ecce Homo.

Louise de Quengo

Soizic Le Gac Louise de Quengo, noble dame inhumée au Couvent des Jacobins en 1656 a suscité un engouement phénoménal lors de la découverte de sa dépouille momifiée en 2014. Son souvenir est loin de s'estomper avec la découverte d'un document qui relance la recherche de son coeur. Louise de Guendo avait été retrouvée momifiée, dans un état de conservation exceptionnel en 2014. Aujourd'hui, l'histoire continue à passionner. Pour preuve, la joie d'un membre du Centre Généalogique du Poher, de découvrir un document de 1673 qui relance la piste du mari de Louise et par conséquent celle du coeur de la religieuse du XVIIe siècle inhumée définitivement à Tonquédec en 2016. Le coeur de plomb placé dans le cercueil de Louise de Quengo a permis aux archéo-anthropologues d'affirmer l'identité de la défunte. L'inscription gravée dans le métal mentionnait le nom de son mari, Toussaint de Perrien, chevalier de Brefeillac. Suivait une indication précieuse pour retrouver la sépulture du mari de Louise et par conséquent, l'endroit probable du coeur de son épouse. Le métal gravé indiquait : « Le couvent des Carmes Déchaussés à Saint Sauveur près de Carhaix, dont le chevalier était le fondateur ».
Un texte formel
Des scientifiques munis de détecteurs de métaux ont bien exploré le site, mais sans résultat. Le document de 1673, découvert aux archives d'Ille-et-Vilaine, leur ouvre des perspectives nouvelles puisqu'il stipule que « la chapelle Saint-Sauveur (de saint Hernin) aurait trois autels, à savoir, le principal dédié au sauveur du monde et au pied et au milieu duquel repose le corps dudit seigneur de Brefeillac, leur fondateur, dans un cercueil de plomb enfoncé en terre où est aussi le coeur de Louise de Quellgo (Quengo) sa compagne décédée ».
Un reliquaire pour quelles reliques ?
Les recherches menées au Centre Généalogique du Poher sur l'histoire de la chapelle Saint-Sauveur de Saint-Hernin se doublent désormais d'une myriade de conjectures sur le destin du cercueil de Toussaint de Perrien et du coeur de Louise. Se pourrait-il que leurs reliques aient pris place dans le reliquaire du XVIIIe siècle alors que l'inscription gravée dans le bois évoque les restes de saint Gouden ? Le recours à l'ADN le dirait peut-être ? Le plomb du cercueil d'origine a-t-il été « récupéré » par les Révolutionnaires ? Les restes funéraires sont-ils enterrés dans le cimetière du couvent des Carmes déchaussés, et la chapelle Saint-Sauveur incendiée en 1788 a-t-elle été reconstruite à la même place ? Comme toujours, chaque pièce d'archives est à la fois précieuse et porteuse de nouvelles questions.

À noter
Voilà beaucoup de pistes assorties d'interrogations qui ne manqueront pas d'être soulevées - à Rennes où va se tenir en décembre et janvier une grande exposition sur les vêtements que portait Louise lors de son inhumation première. Ce sera l'occasion d'une conférence sur le thème « des funérailles multiples des élites bretonnes au XVIIe siècle » aux Champs Libres près du Musée de Bretagne. - Au Centre Généalogique du Poher qui en parlera dans sa revue et qui sera également présent à Carhaix aujourd'hui et demain pour le Salon du Livre.
© Le Télégrammehttp://www.letelegramme.fr/finistere/carhaix/louise-de-quengo-en-1673-son-coeur-etait-a-saint-hernin-29-28-10-2017-11719655.php#xruL8AEkwkkrb0hU.99

Calvaire de Goarem Vraz

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